• LOU LINGERIE

    LOU LINGERIE

     

    En 1946 dans l'Orient-Express, l'entrepreneur André Faller rencontra Lucienne, surnommée « Lu » (devenu « Lou » avec l'accent américain). 

    LOU LINGERIE

    Cette dernière professeur de gymnastique, s'adonne à un amour secret pour la couture. Elle dessine et coud sa lingerie intime et inventa à partir d'un bout de fer rond ses propres soutiens-gorge à baleines 

    qu'elle créa pour son confort personnel. André Faller épousa et s'associa au projet de Lucienne, celle-ci souhaitait partager son savoir-faire et le rendre accessible aux autres femmes et sa rencontre avec André Faller permit de donner une dimension industrielle à son projet. L'amour de Lou et d'André pour la montagne et plus particulièrement le ski les emmenèrent à implanter leur entreprise de lingerie Lou à Grenoble.

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    D'abord situé dans une ganterie abandonnée, Lou emménage ensuite cours Berriat avant de s'installer en 1950 dans une nouvelle manufacture de 30 000m², rue Général Ferrié. L'entreprise prend très rapidement une dimension industrielle et dès le début de l'aventure, André Faller s'occupe de la gestion et consacre 10 % du chiffre d'affaires à la publicité n'hésitant pas à faire appel à Luis Mariano, qui chanta Qui a peur du grand méchant Lou ?, ou à Annie Cordy. Pendant cette même période Lucienne devient chef des ateliers de création. Elle crée des soutiens-gorge innovants à la fois techniques, fripons, conjuguant couleurs et qualité du textile tout comme ses premières créations. En deux ans la marque s'impose et devient numéro un de la corseterie française.

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    Au début des années 1970, l'entreprise est à son apogée. Cette dernière cotée en bourse, intéresse de nombreux acheteurs étrangers mais le général de Gaulle s'oppose à la fuite d'une entreprise aussi prestigieuse. C'est la Générale Alimentaire qui rachète la totalité du capital de la marque Lou en 1971 puis trois ans plus tard, en 1974, les époux Faller créent la marque de prêt-à-porter féminin Karting dont Brigitte Bardot deviendra l'effigie en 1976 en portant le fameux pantalon en jersey extensible. En 1978, après une période mouvementée, Jean Bellanger rachète Lou et imagine le soutien-gorge Miss Lou. Le volume de production passe alors de 20 000 à 500 000 pièces en une année. Il repositionne ainsi la marque parmi le leaders. Dans les années 1980, Lou est présente dans soixante pays. En 1991, Jean Bellanger revend la marque au Catalan Vives Vidal qui la cède ensuite à Vanity Fair Corporation en 1992. Vanity Fair Corporation a maintenu son siège social à Seyssinet. Depuis l'Isère, il gère les six marques Lou, Boléro, Silhouette, Lee, Wrangler et Jantzen et emploie 400 salariés dans la région Rhône-Alpes. 30 % de la production de Lou et Boléro est fabriquée à Fontaine.

     

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    En 2004 Lucienne Faller décéda des suites d'une opération, son mari André l'a rejoint 4 ans plus tard, en juillet 2008 à l'âge de 96 ans. N'ayant pas d'enfant les époux Faller décidèrent de léguer une partie de leur fortune à leurs ex-employés et collaborateurs ayant travaillé dans leurs entreprises Lou et Karting5. Ces derniers touchèrent ainsi un chèque d'une valeur allant de 3 500 à 7 000 euros. Une autre partie de cette fortune fut léguée à la fondation Brigitte-Bardot, les époux Faller ayant toujours eu de bons rapports avec l'actrice qui fut l'égérie de leur marque Karting en 1976.

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    Maintenant installée en région parisienne, la marque Lou est devenue Lou Paris.

     

     

     

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